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Warsh aux commandes de la Fed : Une mise en scène du capital pour céder la voie à la productivité de l'IA

Le Sénat a confirmé Kevin Warsh à la présidence de la Fed par un vote serré de 54 contre 45. L’auteur soutient que cette nomination dépasse le récit politique et s’inscrit dans un réaménagement structurel de l’économie, centré sur l’intelligence artificielle. Selon sa « Première Loi du Code Universel », le capital se dirige vers les configurations qui génèrent le plus d’intelligence par unité d’énergie, actuellement incarné par le cycle des semi-conducteurs, les infrastructures énergétiques et l’IA. Warsh, ancien investisseur dans la technologie, est considéré comme le candidat le mieux placé pour comprendre cette transformation. Il plaide pour un changement de régime monétaire, combinant la répression financière de l’après-guerre et la stratégie de productivité d’Alan Greenspan des années 1990. L’objectif : permettre une politique monétaire plus accommodante pour que la vague de productivité liée à l’IA absorbe les tensions inflationnistes, sans étrangler l’expansion par des taux restrictifs. Cette approche est cruciale face à la dette fédérale américaine colossale, qui nécessite de maintenir des acheteurs étrangers pour les obligations d’État. Le secrétaire au Trésor, Bessant, travaille sur des accords internationaux (avec la Chine, le Japon, la Corée, les pays du Golfe) pour assurer cette demande, tandis que Warsh devra aligner la politique de la Fed pour soutenir cette architecture. La clé du succès réside dans le comportement du marché obligataire dans les prochains mois. Si les rendements restent contenus, le cadre pourrait prolonger le cycle, bénéficiant aux actifs risqués, aux cryptomonnaies et aux actifs liés aux dépenses en IA. Sinon, l’ensemble du dispositif risque d’échouer.

marsbit05/14 10:12

Warsh aux commandes de la Fed : Une mise en scène du capital pour céder la voie à la productivité de l'IA

marsbit05/14 10:12

La récession économique mondiale a-t-elle déjà commencé silencieusement ?

Résumé : L'article examine la possibilité d'une récession mondiale non pas comme un simple résultat économique, mais comme un « état stratégique » résultant de l'interaction entre les chocs énergétiques, la géopolitique et la politique monétaire. Les banques centrales se retrouvent dans une impasse (« locked in ») : leurs outils traditionnels, comme la hausse ou la baisse des taux, sont inefficaces car toute action pour lutter contre l'inflation aggrave la contraction économique, et vice-versa. L'auteur souligne que cette récession potentielle est différente, sans précédent historique clair. Elle est exacerbée par le fait que les chocs énergétiques actuels ne sont pas aléatoires mais sont instrumentalisés à des fins géopolitiques, notamment dans la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Un Éat qui entre en récession perd son pouvoir de négociation, son attractivité pour les capitaux et sa crédibilité internationale. Par conséquent, les gouvernements utilisent désormais des outils fiscaux et diplomatiques pour « gagner du temps », éviter un effondrement de la demande et une négociation en position de faiblesse. Le marché des changes et des taux d'intérêt sont les premiers à refléter cette nouvelle réalité en évaluant quelles économies parviennent à s'extraire de ces contraintes et lesquelles y restent piégées. La hausse persistante des valorisations d'actifs pourrait signaler que les marchés anticipent que les autorités feront tout pour éviter une récession, même au prix d'une politique monétaire plus accommodante non avouée.

marsbit03/31 04:42

La récession économique mondiale a-t-elle déjà commencé silencieusement ?

marsbit03/31 04:42

Comment interpréter la divergence entre le prix de l'or et le prix du pétrole ?

Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le pétrole et l'or, pourtant traditionnellement sensibles aux tensions géopolitiques, affichent des trajectoires divergentes : une forte hausse pour le pétrole, une baisse modérée pour l'or. L'or, monnaie refuge par excellence, assure trois fonctions : couverture contre les risques géopolitiques, l'inflation et la faiblesse du dollar. Fin 2023, une combinaison de conflits (Ukraine, Moyen-Orient), de risques inflationnistes et d'assouplissement de la Fed a propulsé l'or vers des sommets. Cependant, depuis le conflit avec l'Iran, l'or a chuté. Cette baisse s'explique d'abord par un transfert de capitaux de l'or vers le pétrole (« effet de rotation »), puis par une crise de liquidité sur les marchés financiers américains ayant forcé des ventes d'actifs liquides comme l'or. Enfin, la crainte que cette guerre prolongée ne pousse la Fed à reporter ses baisses de taux, voire à hausser ses taux, a renforcé la chute. Ainsi, la fonction de couverture face au risque dollar a surpassé les autres. Le pétrole, lui, a connu une volatilité extrême. Après une hausse initiale, un tweet optimiste de Trump a provoqué une chute de 30%, rapidement corrigée car la réalité géopolitique (blocus du détroit d'Hormuz) est plus durable que ses déclarations. Son prix reste soutenu par les risques sur l'offre. À court terme, la valeur refuge de l'or pourrait rester atone si la guerre s'éternise, tandis que le pétrole et le secteur énergétique pourraient outperformer. L'évolution future des deux actifs dépendra crucialement de la résolution du conflit et du sort réservé au détroit d'Hormuz.

marsbit03/23 02:24

Comment interpréter la divergence entre le prix de l'or et le prix du pétrole ?

marsbit03/23 02:24

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