Le marché obligataire japonais passe en masse à la technologie « blockchain »
En août 2025, une transaction de pensions livrées (repo) sur bons du Trésor américain a été réglée de manière atomique et en temps réel sur une blockchain en deh des heures de marché, par des institutions majeures comme Bank of America et Citadel Securities. Cela a marqué un tournant pour l'infrastructure financière.
En avril 2026, le Japon a lancé un projet pilote pour migrer les obligations d'État japonaises (JGB), une garantie clé de 9 000 milliards de dollars en Asie, vers le Canton Network. Cette initiative vise à remédier aux inefficacités du système actuel, où le transfert de garanties est lent, limité aux heures d'ouverture de Tokyo, et immobilise des milliards.
La pression vient des États-Unis, où des acteurs comme la DTCC utilisent déjà Canton pour tokeniser les Treasuries, les rendant disponibles 24h/24. Pour éviter de perdre son statut de garantie privilégiée, le Japon doit moderniser son système.
Canton Network a été choisi car son architecture permet un règlement atomique, respecte les exigences juridiques de confidentialité (comme la loi japonaise sur le transfert d'écritures) et synchronise les données avec les registres officiels. Il devient ainsi le réseau de référence pour le mouvement transfrontalier des principales garanties souveraines.
Le règlement tokenisé 24h/24 change la donne : il permet de répondre directement aux appels de marge avec des obligations, réduisant les ventes forcées en période de stress. Il élimine aussi le risque de crédit dans les repo grâce au règlement atomique (l'actif et le cash échangés simultanément). Enfin, l'intégration de dépôts bancaires tokenisés, et non de stablecoins privés, résout le problème du règlement en cash pour les institutions.
En somme, Canton est en passe de devenir une infrastructure essentielle, comme SWIFT, pour le mouvement des garanties souveraines. Cette évolution représente une révolution d'efficacité pour les marchés financiers, même si elle renforce le rôle des acteurs traditionnels plutôt que de les déloger.
marsbit05/11 03:25