La répression des crimes cryptographiques s'intensifie alors que le Myanmar cible les escrocs avec l'exécution
D’après un rapport du FBI, les Américains ont perdu plus de 11 milliards de dollars à cause de fraudes liées aux crypto-monnaies l’année dernière, augmentant la pression sur les gouvernements d’Asie du Sud-Est pour réagir. Le gouvernement militaire du Myanmar a proposé l’une des lois les plus sévères au monde contre la fraude en ligne. Le projet de loi rendu public jeudi prévoit des peines de prison de dix ans à perpétuité pour toute personne reconnue coupable de fraude financière numérique, la peine de mort étant applicable dans les cas les plus graves, notamment lorsque des centres de fraude causent la mort de travailleurs forcés. Le parlement birman justifie ce texte par la nécessité de protéger la souveraineté et la stabilité du pays.
Le Myanmar n’est pas isolé dans sa répression : la Chine a exécuté 11 personnes en janvier pour des activités frauduleuses basées au Myanmar, et les États-Unis ont intensifié leurs opérations, collaborant avec plusieurs pays pour arrêter des centaines de suspects et fermer des centres de fraude. Ces centres, souvent liés au crime organisé, prolifèrent en Asie du Sud-Est et utilisent les crypto-monnaies pour des escroqueries variées (arnaques sentimentales, investissements fictifs, etc.).
Le contexte politique au Myanmar reste complexe, le gouvernement militaire ayant pris le pouvoir par un coup d’État en 2021. Le parlement, qui ne s’est réuni qu’en mars 2026 après des élections contestées, pourrait examiner le projet de loi en juin. Au-delà des crypto-monnaies, les fraudes en ligne ont coûté plus de 20 milliards de dollars aux Américains en 2025, selon le FBI, qui poursuit ses efforts pour démanteler les réseaux criminels les plus dangereux.
bitcoinistIl y a 23 h